"Puis le soleil prit de la force, ses rayons incendièrent la mer; quand
il se dégagea tout à fait à l'horizon, sa réflexion sur le miroir
liquide frappa l'homme en plein dans les yeux..."
Le vieil Homme et la mer, Hemingway.
Prendre le large, sur un coup de tête. Attraper son chapeau, ses baskets et tailler la route, cheveux au vent, musique à fond.
Humer l'air parfumé de l'été indien.
Senteur d'humus, de cèpes et encore, en note de fond, la saveur suave des épines de pin chauffées par le soleil... Respirer.
Se remplir de cet été tardif.
Déconnecter.
La ville est derrière depuis un moment. Les pins nous enveloppent. Respirer, encore. Etre libre.
Découvrir un endroit encore vierge pour nous.
Enlever les chaussures : trop citadines! Redevenir sauvage.
Enfoncer ses pieds nus dans le sable, humide, frais. Savourer.
Imprimer le bleu de l'océan dans sa rétine jusqu'à nourrir le cerveau, pour l'hiver à venir. S'aérer.
Ouvrir ses poumons à l'air marin. Inspirer l'iode par chaque pore comme on se régale d'une huitre. Sel marin, minéral, suc de vie. S'enivrer.
Gouter l'eau du bout des pieds. Contact charnel, timide et sensuel.
Admirer l'étendue, depuis la jetée. Se rêver pêcheur l'espace d'un instant.
Picorer du regard les cabanes colorées. Se perdre dans leur chatoiement rustique. Déguster leur éternité.
Jouer à cache-cache avec la baie. Éclater de rire. Envol de mouettes.
Faire résonner le bonheur.
Croquer à pleines dents dans une dune charnue, bouffer la vie.
Et en lécher le sucre attardé sur les lèvres. Ne pas en laisser une miette...
Profiter.
C'était le village du Canon et ses charmantes cabanes de pêcheur, à (re)découvrir avec bonheur sur le bassin, route du Cap Ferret. N'oublie pas de t’arrêter au Piquey pour
goûter les meilleures dunes blanches de la région! Ne pas le faire
c'est pêcher. Ça tombe bien le soleil est encore là, files-y vite
galinette!
Bonne journée, Chouquette!
Fais que chaque jour compte!